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Interview With Middle School Teacher Pierre-Benoît Penin

Posted by Kyle Lewis

09/07/2018

Déborah Worrall, FASPS's admissions director, interviewed Pierre-Benoît Penin, Middle School language arts teacher, on Thursday, September 6, 2018. See below for a (rough) English translation, and thank you to Déborah and Pierre. We will be posting short interviews with FASPS faculty and staff throughout the 2018-19 school year, so check back next week!

Déborah : Pierre-Benoît, c'est ta deuxième année d'enseignement ici à l'École Franco-Américaine du Puget Sound. Que faisais-tu avant de venir à FASPS?

Pierre-Benoît : Avant de venir à l'école j'avais enseigné cinq ans en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, aussi bien en collège qu'en lycée.

Déborah : Avant de venir aux Etats-Unis, est-ce que tu avais déjà expérimenté la culture américaine ?

Pierre-Benoît : Un tout petit peu. Quand j'étais enfant, en 2001, j'étais venu pour trois semaines et j'avais déjà remarqué toutes les grandeurs du pays : les grandes routes, les grandes voitures, les grands espaces.... J'avais déjà remarqué cela mais je n’avais pas rencontré beaucoup d'Américains.

Déborah : Où avais-tu été ?

Pierre-Benoît : On avait fait un tour dans le Wyoming, le Dakota du Sud, au parc Yellowstone, un petit peu dans le Montana, dans les régions où il y avait peu de personnes finalement.

Déborah : Pourquoi ces Etats ?

Pierre-Benoît : Mon père faisait du vélo en ce temps-là, et donc il cherchait de beaux endroits où faire du vélo. En même temps il est passionné de géologie, donc tous ces Etats étaient intéressants pour lui, et, en même temps, le Yellowstone nous permettait aussi de visiter un très beau parc. La seule grande ville que j'avais vue c'était Denver, des énormes autoroutes, aucune verdure, c'était assez troublant.

Déborah : Et tu habitais où en France à cette époque ?

Pierre-Benoît : A cette époque, j'habitais encore à La Réunion.

Déborah : D'un point de vue culturel, qu'est-ce qui t'a le plus surpris quand tu es arrivé aux Etats-Unis ?

Pierre-Benoît : Ce qui m’a le plus surpris en tout cas à Seattle, c’est que j'ai trouvé les gens accueillants et assez avenants, que ce soit au supermarché ou dans le bus. Des gens qui parlent tout simplement, qui n’ont pas peur d'aller vers des inconnus. Et puis en même temps ce qui m'a surpris c’était cette capacité à s'extasier ou à exagérer les choses, utiliser souvent des adjectifs un peu trop exagérés comme “amazing”, “great”, “wonderful”, assez facilement.

Déborah : Qu'est-ce que tu pourrais dire aux parents qui sont novices en matière d'éducation bilingue qui pourraient les aider à mieux comprendre ce que les enfants ont à gagner à être dans une école comme la nôtre ?

Pierre-Benoît : Je trouve que les élèves bilingues démontrent des capacités d'adaptation assez surprenantes et je pense que ça va forcément leur servir dans leur vie future. Et la deuxième langue leur permet, dans le cas où ils n'ont pas tous les concepts dans une langue, de passer à une autre, et donc je trouve que c'est une très bonne preuve d'adaptabilité et qu’avoir cette possibilité au plus jeune âge permet de se développer rapidement et le plus complètement possible.

Déborah : Comment est-ce que tu seras impliqué cette année dans le programme de médiation par les pairs ?

Pierre-Benoît : Alors je serai celui qui va coordonner et installer cela dans la partie Middle School puisque cela existait il y a quelques années d'après ce que j'ai compris, mais cela n'a plus lieu, donc je vais essayer, avec l’aide de James Coley, de l'étendre et d'installer de manière pérenne la médiation par les pairs. Plus précisément, cela veut dire à la fois mener des formations et assister les élèves qui, une fois qu'ils seront médiateurs, feront eux-mêmes la médiation. Durant les médiations, un adulte ne doit pas être loin donc on va s'organiser aussi pour pouvoir les assister et de temps en temps vérifier s'ils n'ont pas des questions. Il faudra aussi continuer à s'entraîner à faire des médiations.

Déborah : Quels sont tes projets et tes défis pour cette nouvelle année scolaire ?

Pierre-Benoît : Mes projets, du point de vue de mon rôle premier qui est d’enseigner le français, sont de continuer à améliorer ma pratique, de varier mes outils, mais aussi de développer ma communication avec les parents. Je veux également essayer de mettre en place des choses qui m'ont beaucoup intéressées dans le livre “Deep Learning”. Et en dehors de la classe, comme je l’ai dit, mon projet sera lié à la médiation par les pairs, je voudrais vraiment que cela s'installe au collège. C'est un projet personnel mais qui en même temps s'intègre bien dans le collectif. Enfin, je voudrais continuer à faire partie d'une instance, comme l'an dernier où j'avais fait partie du Diversity, Equity, and Inclusion Council.

Déborah : Merci !

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Déborah: Pierre-Benoît, this is your second year teaching here at the French American School of Puget Sound. What were you doing before coming to FASPS?

Pierre-Benoît: Before coming to FASPS I taught for five years in Seine-Saint-Denis, in the suburbs of Paris, both in middle school and in high school.

Déborah: Before coming to the United States, had you ever experienced American culture?

Pierre-Benoît: A little bit. When I was a child, in 2001, I came for three weeks, and I had already noticed then the size of everything: the highways, the big cars, the big spaces .... I had already noticed that but I didn't meet many Americans.

Deborah: Where did you go when you came in 2001?

Pierre-Benoît: We visited Wyoming, South Dakota, Yellowstone Park, a little bit in Montana, in areas where there were in fact not many people.

Deborah: Why those states?

Pierre-Benoît: My father was cycling at that time and so he was looking for beautiful places to cycle and, at the same time he was (and still is) passionate about geology, so those states were interesting for him. Yellowstone allowed us to visit a beautiful park as well. The only big city I saw was Denver with its huge freeways and no greenery, it was quite disturbing.

Déborah: And where did you live in France at the time?

Pierre-Benoît: At that time, I still lived in Reunion.

Deborah: From a cultural point of view, what surprised you the most when you arrived in the United States?

Pierre-Benoît: What surprised me the most in Seattle was that I found the people welcoming and quite pleasant, whether at the supermarket or on the bus. People who simply speak, who are not afraid to approach strangers. And then at the same time what surprised me was this ability to exaggerate things, often using adjectives like "amazing", "great", "wonderful", quite easily.

Deborah: What would you say to parents who are new to bilingual education that could help them better understand what their children have to gain from being in a school like ours?

Pierre-Benoît: I find that bilingual students demonstrate quite surprising abilities of adaptation, and I think that it will absolutely serve them in their future life. And a second language allows them, in case they do not have all the concepts in one language, to switch to another, and so I find that it is a very good sign of adaptability and, having this possibility at a younger age allows them to grow quickly and as completely as possible.

Deborah: How will you be involved this year in the Peer Mediation program?

Pierre-Benoît: I will be coordinating and implementing the program in the Middle School, where it existed a few years ago, from what I understand. I will try, with James Coley's help, to extend and sustainably install peer mediation. More specifically, we will be conducting training and assisting students who, once they are mediators, will mediate themselves. During the mediations, an adult must not be too far away, so we will organize ourselves also to be able to assist them and, from time to time, check to see if they have any questions. It will also be necessary to continue training to do mediations.

Deborah: What are your plans and challenges for this new school year?

Pierre-Benoît: My projects, from the point of view of my primary role in teaching French, are to continue to improve my practice, to vary my tools, but also to develop my communication with parents. I also want to try to implement the things that interested me a lot in the book Deep Learning. Outside of the classroom, as I said, my project will be linked to peer mediation, which I would really like to see fully implemented in Middle School. It is a personal project, but at the same time it fits well into the collective. Finally, I would like to continue to be part of a committee, like last year when I was part of the Diversity, Equity, and Inclusion Council.

Déborah: Thank you!

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